Le coup de gueule de Sébastien Dailly après Beauvais - Belfort

 Football  Association Sportive Beauvais Oise   | Publié le par Bellovaque

Sébastien Dailly a peu goûté la performance de ses joueurs contre Belfort, plus précisément des joueurs offensifs. L'entraîneur beauvaisien a poussé un gros coup de gueule en conférence de presse d'après-match. 

C'est un scénario complètement contraire...
C'est une soirée cauchemardesque. Déjà on perd notre gardien, on prend un penalty qui n'y est pas, en plus si faute il y a, c'est à l'extérieur de la surface de réparation. Mais cela n'enlève rien au contenu qui était d'un niveau très faible. Je peux comprendre que des garçons soient fatigués, notamment ceux qui ont le plus joué. Généralement, ils sont dans le secteur défensif. Offensivement, on était censé avoir un peu de fraîcheur parce qu'on avait des garçons qui avaient soufflé. Offensivement, on se prend un peu pour ce qu'on n'est pas. Ce qui fait que dès le début du match, on ne gagne pas un duel offensivement, ce qui fait que le ballon revient sans arrêt et on resollicite les garçons les plus sollicités sur l'ensemble des matchs. A partir du moment où on est aussi faible offensivement, ce n'est pas possible. Cela m'interpelle réellement parce qu'on marque très peu de but. Alors qu'au départ, on a des joueurs de qualités. Je pense qu'il va falloir qu'ils voient les choses différemment, avec clarté et qu'ils se rendent compte que notre niveau offensif est faible. J'ai du mal à comprendre comment on peut aborder les matchs offensivement comme ça, alors qu'on marque rarement un but. Notre secteur offensif n'a rien à envier aux autres équipes, mais il va falloir qu'il se bouge un peu plus et qu'il soit à la hauteur de nos espérances, de nos espoirs. Je me demande à quoi cela peut servir de jouer avec quatre attaquants pour se procurer aussi peu de situation, lorsqu'on se bagarre aussi peu. Même à la fin, avec du jeu un peu plus direct, on ne sent pas les coups, on n'y va pas. Il y a une remise en question à avoir. Le problème c'est que c'est quelque chose qui perdure, j'ai pourtant sensibilisé les uns les autres. Si on est bien remonté au classement, si on fait un bon parcours en Coupe de France, c'est notamment parce qu'il y a une grosse solidité d'équipe et une vraie cohésion. Mais ce n'est pas par la performance de nos attaquants. On a tenu parce que défensivement on était performant. Sauf que pour gagner des matchs, il faut marquer des buts. Là, ils étaient plus en claquettes qu'en chaussures de football. Ça ne me plaît pas du tout.


On a eu l'impression que le match pouvait durer encore longtemps, sans que Beauvais ne marque.
On aurait jamais marqué. Sauf qu'on a recruté des joueurs pour marquer des buts. Pour certains, on ne peut pas dire qu'ils sont usés par la compétition parce que cela fait un bout de temps qu'ils ne jouent pas. Il va falloir qu'ils soient très vigilants, parce que ça ne me va pas. Faire un match de football sans espoirs, sans avoir la possibilité de marquer un but, c'est que quelque chose cloche. Je ne vois pas des mecs devant se bagarrant autant que les joueurs offensifs de nos adversaires. Je vois des mecs ou j'ai l'impression que depuis le début de la saison, on est à notre cinquantième but et que ça va arriver. Sauf que ça n'arrive pas. Je suis très déçu. Sur la physionomie du match, à partir du moment ou on joue à -4 joueurs. Il en reste 7, on perd notre gardien, on a une erreur d'arbitrage. Il faut avoir beaucoup plus d'humilité. On va trouver les solutions. Il est certain que si on va en Coupe de France comme ça, comme on ne marque pas de but, dans le meilleur des cas on ira aux tirs au but. Avoir une équipe ou on n'est pas en capacité, alors qu'on a les joueurs... ils se prennent pour ce qu'ils ne sont pas. 


Ça veut dire qu'il faut s'attendre à du mouvement cet hiver dans le secteur offensif ? 

Je ne sais pas. On va réfléchir à ça. On s'aperçoit que recruter c'est bien, on l'a fait. Mais recruter des garçons qui bougent un peu plus, c'est encore mieux. S'ils ne prennent pas leurs responsabilités et ne voient pas où ils en sont actuellement. Il y en a qui sont complètement à la ramasse physiquement. Quand ils sont dans leur ancien club et qu'ils ne jouent pas, ils se plaignent. Ce sera pareil chez nous si ils continuent. Un attaquant, si il ne marque pas et ne fait pas marquer, il n'existe pas. Pour exister, il faut se battre beaucoup plus.