Mayenga : "J'aimerais poursuivre l'aventure à l'ASBO"

 Football  Association Sportive Beauvais Oise   | Publié le par Bellovaque

Seconde partie de notre interview avec Damien Mayenga, l'attaquant de l'AS Beauvais Oise qui évoque son avenir, sa relation avec son entraîneur mais également son quotidien durant le confinement. 

Cela fait désormais deux saisons que tu portes les couleurs de l'ASBO, tu as connu plusieurs clubs au cours de ta carrière, qu'est ce qui te séduit le plus ici ?
En premier lieu, et c’est ce qui m’a convaincu de rejoindre le club, c’est de participer au projet de reconstruction de l’ASBO. Ce n’est pas facile on le sait. Mais il faut des gens pour y croire. D’ailleurs, à ce propos, je profite de l’occasion pour tirer un coup de chapeau à l’équipe dirigeante, les co-présidents, le staff dans son ensemble et de manière plus générale les personnes qui œuvrent pour le bien du club. Passez moi l’expression, mais il en fallait "une sacrée paire" pour reprendre un club tel que Beauvais rétrogradé sportivement en N3, puis administrativement en R1, un club quasiment laissé à l’abandon avec presque tout à refaire. Alors forcément, comme dans toute entreprise, il y aura des appuis, des soutiens, comme il y aura des détracteurs. Moi pour ma part, je leur souhaite que ce projet aboutisse et que Beauvais retrouve un niveau plus en « adéquation » avec son histoire. Que je fasse partie ou pas du projet et que ça prenne du temps ou pas d’ailleurs. Pour continuer sur la (grande) parenthèse, je voudrais aussi faire un clin d’œil à ceux qui étaient là au début du projet, qui ont participé à la dynamique positive insufflée la saison dernière et qui pour diverses raisons n’en font plus partie. Je pense à Yann, Luka, Lolo, Germain, Hicham, Bangou, Torvic, Ryan, G. Bourbier, Raph’, Aziz, Jo et j’en oublie d’autres. Tous avec un rôle différent mais à ne pas minimiser. Ensuite forcément je parlerais de l’enceinte Pierre Brisson qui est de loin le plus beau stade dans lequel j’ai évolué au niveau amateur. Ensuite il y a l’engouement des supporters, notamment avec le Collectif Isarien qui nous a accompagné et soutenu tout au long de la saison. Sans oublier les copains, les collègues avec qui on a partagé les bons et les mauvais moments tout au long de la saison. Ce qui aura peut être forgé un groupe et une base solide pour la suite j’espère.

Tu as une relation particulière avec Sébastien Dailly, un entraîneur que tu as connu à Roye-Noyon. Qu'est ce qui fait que tu parviens à t'épanouir sous sa houlette ?
C’est une bonne question à laquelle je n’ai pas vraiment de réponse. Les saisons que j’ai effectué avec lui ont été plutôt fructueuses pour moi en termes de statistiques c’est vrai.  Je pense que la confiance et la franchise sont deux éléments qui peuvent être un élément de réponse. Ça ne se passe pas toujours comme sur des roulettes entre nous et c’est normal. Mais je pense que nous voulons tous les deux le bien de l’équipe donc quand tu as le même objectif généralement tu trouves un terrain d’entente (rires).


Tu as déjà connu le National 2, tu possèdes l'expérience de ce niveau. Tu as envie de poursuivre l'aventure sous le maillot sang et neige ?
Oui je connais ce niveau de N2, l’essentiel de ma « carrière » a été faite à ce niveau. Après au risque de donner une réponse un peu « cliché », j’aimerais poursuivre l’aventure à l’ASBO mais je ne suis pas le seul décideur...

Qu'est ce qu'il faut de plus à cette équipe pour bien figurer à l'échelon supérieur ?
Je pense que les événements vécus au début de la saison doivent aider pour poser des bases pour la saison à venir. Espérons que la petite euphorie qui accompagne les équipes qui montent puisse jouer son rôle. Il ne faudra pas refaire les mêmes erreurs. Après je pense qu’il faudra renforcer l’effectif de manière efficace un peu sur toutes les lignes. Mais ça ce n’est pas mon boulot, je laisse ça à l’équipe dirigeante.

Tu apparais comme un élément clé au sein de cette formation, on t'a vu cette saison aller au devant des supporters avec ton capitaine lorsque la situation était difficile. Tu as toujours été un leader dans l'âme ou c'est un rôle nouveau pour toi ?
Je ne me vois pas comme un leader, donc on va dire que c’est nouveau. Mais j’ai toujours pensé que le dialogue permet de régler les incompréhensions et/ou éventuelles « engueulades ». Et puis je suis un des plus âgés du groupe, je pense que c’est plus facile pour moi que pour un plus jeune d’aller au devant des supporters pour essayer de dialoguer.  Il faut essayer de prendre du recul, ne pas réagir à chaud, et garder à l’esprit que les joueurs comme les supporters ont au moins un intérêt commun : la réussite sportive du club.

Comment gères-tu cette période de repos forcé, à quoi ressemble tes journées ?
Je gère le confinement un peu comme tout le monde malheureusement. On subit cette situation grave mais on s’en accommode. Le plus important étant la santé. On aura le temps de sortir et de profiter du soleil. En attendant des mesures strictes ont été données, il faut les respecter en restant chez soi et en limitant les sorties. Donc on s’y fait, on profite des ces moments en famille, avec ma compagne et mes 2 enfants, en attendant que ça se finisse ( le plus vite possible !).

Tu suis un programme physique particulier pour garder la forme ?
Pour être honnête, au moment de l’arrêt des entraînements, étant donné qu’on nous avait préparé à ce que ça puisse reprendre, je faisais une activité physique presque tous les jours. Disons que depuis que l’arrêt des championnats a été prononcé, les séances de sports sont plus espacées dans le temps.

Qu'est-ce que l'on peut te souhaiter pour la suite ?
Pour la suite, la santé en premier lieu, c’est encore plus vrai en pleine crise sanitaire. Mais si je peux être épargné par les blessures tant mieux. Et ensuite continuer à marquer des buts et à prendre du plaisir sur le terrain.

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Mayenga : "On ne va pas bouder notre plaisir"