Sébastien Dailly analyse le début de saison, et évoque le mercato

 Football  Association Sportive Beauvais Oise   | Publié le par Bellovaque

Quatrième et dernière partie de notre entretien avec l'entraîneur et manager de l'AS Beauvais Oise, Sébastien Dailly. Pour ce dernier volet, il est question de recrutement et du début de saison de l'ASBO avant l'arrêt des compétitions. 

Malgré la situation, il y a beaucoup de mouvements au niveau amateur. L'ASBO songe à faire évoluer son effectif ? 

Non, on n'est pas du tout dans cette optique là. On a débuté le championnat avec un groupe souhaité, voulu, avec lequel on est content de travailler au quotidien. On s'entraîne depuis mi-novembre, on n'est pas dans l'optique de tout changer. De plus, pour changer, il faut réussir à se projeter, mais se projeter sur quoi ? 7 matchs, 10 matchs, 15 matchs ? C'est toute la complexité de ne pas avoir de visibilité. De notre côté, on a fait le choix de pouvoir travailler comme on le pouvait, avec les garçons que nous avons engagé et essayer de gagner en cohésion à travers ces moments que nous partageons tout de même. Prendre des joueurs c'est aussi s'engager dans un volet financier. Si vous faites 22 matchs, ça peut valoir le coup mais si vous en faites 5, vous pouvez être perdant aussi.

A l'arrêt des compétitions, Beauvais occupait la 11e place, à 3 points du premier relégable et à 3 points du 4e. Comment jugez-vous cette première moitié de partie de saison ? 
Pour un promu, on a montré des choses intéressantes dans la construction de l'équipe pour passer du National 3 au National 2. On sait qu'il y a un fossé. Avoir une équipe qui est en mesure de faire de bons matchs, d'en gagner certains, me semblait intéressant. Il faut se souvenir que dans nos compositions d'équipes, on a été un peu embêté dans le secteur offensif en raison de quelques pépins physiques. On repartait avec une moitié ou 3/4 de nouveaux joueurs sur le terrain. Ce qui n'a pas été facile, mais qui a démontré avec les matchs qui défilaient, qu'on avait une équipe qui se formait aussi bien en terme de cohésion, qu'au niveau du contenu de match et nous permettait d'avoir un bon niveau. Comptablement, on aurait pu prendre beaucoup plus de points. Un championnat se construit, on l'a démontré la saison dernière. Certains matchs perdus, nous ont permis de franchir un cap. Nous étions sur une pente plutôt ascendante laissant penser qu'on aurait pris pas mal de points sur les matchs restant à jouer.

L'ASBO restait sur six matchs sans défaite en championnat, après un début de saison plus délicat. Vous aviez trouvé la bonne formule ? 

On avait récupéré un véritable attaquant, c'était beaucoup plus facile de pouvoir concrétiser certains situations. Dans le jeu on est remonté en puissance et on a aussi des garçons qui prenaient leurs repères. Il ne faut pas oublier que la saison dernière c'était arrêtée début mars. Ce qui nous a laissé beaucoup de mois sur le carreau. Il fallait que les uns et les autres apprennent à se connaître, à jouer ensemble pour pouvoir être performant. On commençait vraiment à livrer des matchs de qualité. 


Le groupe a encore une marge de progression importante ? 
Le problème de parler de cette marge de progression, c'est qu'elle est existante que si on joue des matchs. C'est la complexité, on s'entraîne, c'est bien, mais rien ne remplace les matchs. On a envie d'être jugé le weekend. Là-dessus, on avait vraiment une équipe montant en puissance, on aurait fait de belles choses. Aujourd'hui, repartir comme on va repartir, ce ne sera évident pour personne.

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