William Nack, l'étoile montante du volley beauvaisien

 Volleyball  Beauvais Olympique Université Club Volleyball   | Publié le par Bellovaque

Malgré une découverte tardive du volleyball, William Nack s'est rapidement découvert des aptitudes pour ce sport, au point d'être appelé en équipe de France U20 cette saison et de s'imposer avec l'équipe fanion du Bouc Volley à un poste inédit de réceptionneur-attaquant ! La suite de sa progression passera par le pôle France de volley à Montpellier la saison prochaine. Entretien avec l'étoile montante du volleyball beauvaisien. 

Comment as-tu géré la période de confinement ?
Durant le confinement, j’ai essayé de mettre en place un rythme à tenir avec notamment des séances de renforcement musculaire.
Je voulais aussi me rendre utile, donc avec un ami on a déposé nos CV dans un hypermarché pas loin de chez moi pour travailler et aider les gens à notre manière. Mais le volley m’a beaucoup manqué, on passe de volley tous les jours à plus rien du tout d’un coup, ce n’était vraiment pas facile.  

Tu venais juste d'être appelé en équipe de France, ce doit être encore plus frustrant ?
J’étais vraiment très frustré car je venais juste d’être appelé en équipe de France (U20) pour préparer les prochaines échéances à venir (championnat d’Europe). Et du jour au lendemain...plus de volley. J’étais vraiment impatient de pouvoir rejouer, le plus rapidement possible, car je me suis fixé des objectifs et je veux tout faire pour les atteindre.

Comment as-tu vécu cette saison avec le BOUC, ponctuée par cette montée en Élite.
J’avais hâte de débuter la saison, car on allait avoir un nouveau groupe avec de nouveaux coéquipiers, un nouvel entraîneur donc j’étais vraiment confiant.
Puis en octobre, quelques semaines ou quelques jours avant le début du championnat, mon ami et coéquipier Adelso s’est blessé et j’ai du le remplacer à un poste totalement inconnu pour moi (au centre) puisque je jouais à l’époque en tant que réceptionneur-attaquant.
A ce moment là, je n’aimais vraiment pas le poste de central, j’hésitais même à arrêter le volley car je ne prenais pas de plaisir à ce poste.
Mais Marquinho ainsi que ma mère ont su trouver les mots et m'ont expliqué que c’était une bonne opportunité pour moi, car j’allais avoir beaucoup plus de temps de jeu.

Concernant notre montée en Élite, je suis assez satisfait même si j’aurais aimé aller au bout du championnat et continuer notre série d’invincibilité.
Concernant nos chers supporters, on ne pouvait pas espérer mieux, ils nous ont toujours soutenu et toujours suivi. Mon meilleur souvenir avec eux fut le match de Bellaing à Bellaing, où ils ont mis l’ambiance comme à leur habitude et on a pu faire la fête avec eux à la fin du match.

Tu vas intégrer le centre de formation de Montpellier. Qu'est ce que cela signifie pour toi et qu'est ce que ça change pour toi en tant que volleyeur ?
Pour dire la vérité, depuis que j’ai commencé le volley il y a 3 ans, j’ai toujours voulu intégrer le CNVB (pôle France de volley) car pour moi c’était un moyen énorme de pouvoir progresser. Mais disons que c’était plus une sorte de rêve. Puis à la suite de ma sélection en équipe de France, on m’a proposé de rejoindre cette structure de formation. Et je n’ai pas hésité un seul instant.
Je vois ça comme une nouvelle opportunité à saisir, car si on travaille bien et qu’on se donne les moyens de réussir, le passage au CNVB peut être un tremplin pour l’avenir.

Quelles sont tes ambitions futures. Devenir pro est dans un coin de ta tête ?
Devenir pro est un de mes objectifs mais le chemin est encore très long. Avant ça, j’ai d’autres objectifs à accomplir. Mais il est certain que je joue au volley pour devenir un jour professionnel et le meilleur joueur possible.

Tu as toujours excellé dans ce sport ou tu as découvert tes aptitudes sur le tard ?
Mes deux parents faisaient du volley, mais moi, j’étais beaucoup plus attiré par le foot. Puis il y a 3 ans, j’ai eu l’opportunité de participer à un stage de détection nationale de volley dirigé par M. Audabram.
Ce stage m’a montré que si je me donnais les moyens, je pouvais peut être faire quelque chose d’intéréssant avec mes qualités physiques.
J’ai donc décidé de prendre une licence au BOUC volley, l’ancien club de mon papa.

On pourrait te voir jouer la saison prochaine pour Beauvais ?
En effet, si le club s’inscrit en coupe de France M20 j’aurais la possibilité d’endosser le maillot du BOUC l’année prochaine.
Sinon le CNVB a une équipe en Élite et qui sait, en fonction des poules peut-être que je reviendrai à Coubertin défier mes anciens coéquipiers.

Comment tu vois l'avenir du BOUC Volley. Le retour du club en Pro A te semble possible ?
Le BOUC Volley est un club rempli d’histoire et mérite de retrouver son niveau d’antan, mais la Pro A est encore loin. Avant de penser à la pro A, il faut penser à la saison prochaine, qui sera une belle saison test pour voir de quoi le BOUC est capable et à la fin de la saison on verra où on ira. Puis ça sera comme ça saison après saison, jusqu’à ce que l'on revienne je l'espère en Pro A. Step by step comme on dit en anglais.

Est-ce qu'il y a d'autres pépites au club que tu pourrais nous citer ?
Il y a beaucoup de pépites au club, mais je dirais que Kenan Demiryurek est une belle pépite. Il suffit de regarder ce qu’il a fait contre le Vesinet Saint-Germain en novembre dernier, lorsqu'il il a pris la passe pour remplacer le passeur titulaire, alors qu’il n’est même pas passeur...

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