[ITW - Partie 1] Philéas Hansart : "Le Tour serait une consécration"

 Cyclisme  Véloce Club Beauvaisien Oise   | Publié le par Alex

 Formé dès son plus jeune âge au Véloce Club Beauvaisien Oise (VCBO), le beauvaisien Philéas Hansart, 20 ans, est à un tournant de sa carrière. Pensionnaire de l’équipe de DN1 Dunkerque Grand Littoral Cyclisme, il aspire à une carrière chez les professionnels. Entretien sur le grand braquet.

L’année 2020 sera une année charnière pour vous. Pouvez-vous nous en dire plus ?

J’aurai de nombreux objectifs comme le Paris-Roubaix Espoirs et le Championnat de France (qui se déroulera à Plumelec en Bretagne cette année) mais également la Ronde de l’Oise où je vise une étape. J’ai aussi appris que trois coureurs des Hauts de France pourraient être retenus cette année pour le Tour de l’Avenir alors pourquoi pas y participer ? 

Pour autant je ne veux pas brûler les étapes, je me concentre d’abord sur mes résultats et mes objectifs tout au long de la saison. L’an passé, ma première expérience en tant qu’espoir était plutôt tourné vers l’apprentissage du haut niveau. 

Aujourd’hui, je prépare mieux mes courses et j’espère simplement réaliser une excellente saison.


Vous avez participé à la Ronde de l’Oise l’an passé aux côtés d’anciens coureurs professionnels, qu’avez vous retiré de cette expérience ?

J’y étais allé sans pression l’an passé avec tout de même une bonne préparation. Plusieurs sorties derrière scooter m’avaient permis d’obtenir de bonnes jambes en vue de cette course à étapes.

Malheureusement, une chute lors de la deuxième étape m’a coupé dans mon élan alors que je visais un top 20. Pour autant, cette épreuve m’a permis notamment de me canaliser car on est toujours un peu fougueux en Espoir 1 ! A côté de cela, des séances chez une sophrologue m’ont permis de dépenser moins d’influx nerveux en compétition.


Durant votre saison, vous avez également couru les épreuves espoirs de Liège-Bastogne-Liège et Paris-Roubaix, quelle épreuve vous correspond le plus ?

Liège-Bastogne-Liège espoirs se déroulait en début de saison et c’était une bonne préparation pour les épreuves à venir. A l’époque, j’avais été le seul de l’équipe à terminer ce qui était très bon signe pour moi. Ce fut une bonne expérience même si ça ne correspond pas à mon style de coureur. Les bosses sont longues à Liège, ce n’est pas vraiment pour moi. La course est favorable à des coureurs plus légers !

Paris-Roubaix me correspond bien mieux avec son parcours plat et ses pavés notamment au vu de mon travail spécifique de routier-sprinter.


A ce propos, quelles sont vos caractéristiques en tant que coureur cycliste ?

Mon rêve serait de faire une carrière de sprinter-puncheur « à la Peter Sagan » car j’apprécie les parcours un peu vallonnés et les bosses courtes et raides que je passe en force. Par exemple, sur la Ronde de l’Oise l’an passé, je n’ai pas quitté le grand plateau malgré les bosses du parcours. J’ai tout passé « sur la plaque » comme on dit !


La mode est au cyclo-cross l'hiver en tant que préparation pour les routiers actuellement, en faites-vous également ?

J’ai disputé un seul cyclo-cross cet hiver comme tous les ans. C’est le cyclo-cross en hommage à Arnaud Coyot (NDLR : l’ancien cycliste professionnel beauvaisien est décédé d’un accident de la route à la fin de l’année 2013) qui a lieu tous les ans à Ons en Bray. 

J’ai disputé quelques cyclo-cross en cadets mais ça n’a jamais été ni concluant ni bénéfique pour moi. J’ai toujours joué de malchance et je me souviens avoir été souvent dégoûté sur les Coupes de France dans ma jeunesse. Cette année je serai tourné à 100 % ou presque sur la route.

 

Quelle est l’épreuve qui vous fait le plus rêver chez les professionnels : Paris-Roubaix ou le Tour de France ?

Paris-Roubaix est une course mythique et un monument mais le Tour de France, ce serait une véritable consécration d’y participer, un rêve qui deviendrait réalité. Si je devais choisir une étape à gagner, ce serait évidemment la dernière étape à Paris sur les Champs-Elysées, un lieu emblématique du Tour pour un sprinter.

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