Alexandre Taillez, une vie entre Lens et Beauvais

| Publié le par Alex

Grand fan de sport, le beauvaisien Alexandre Taillez est avant tout un supporter emblématique du Racing Club de Lens et une encyclopédie du sport beauvaisien des années 2000. Nous nous sommes entretenus avec lui pour la sortie de son livre « L’Opéra du Peuple : le stade comme école de vie ».

"Cet ouvrage, c’est un peu le résumé de ma vie, de l’enfance jusqu’à mon mariage au gré des matches, des voyages et des rencontres. Avec toujours le RC Lens en fil rouge !" précise sans détour ce supporter acharné du Racing qui vient tout juste de remonter en Ligue 1 après cing années à l'échelon inférieur.

Son livre L’Opéra du Peuple, préfacé par une légende du club Guillaume Warmuz, dévoile en partie "l'envers du décor" des tribunes. Il revient également sur sa passion pour les Sang et Or mais aussi sur une enfance qui l’a vu arpenter les tribunes beauvaisiennes notamment celle de Pierre Brisson pour encourager l’ASBO lors de la grande époque du club.

"Mon premier match à Brisson, c’était contre l’équipe d’Ajaccio lors de la saison 2001-2002 se remémore Alexandre. Ça s’était soldé sur un match nul 0-0 mais il y avait eu du beau jeu. Ensuite, j’ai assisté au dernier derby de la saison contre l’Amiens SC mais le match comptait "pour du beurre"..."


L’ASBO avait en effet perdu pied dans les derniers matches de la saison après avoir entrevu un temps la Première Division. Un an plus tard, l’ASBO joue une partie accrochée contre l'AS Monaco en Coupe de la Ligue, une défaite 1-0 vécue comme un traumatisme par Alexandre Taillez. "C’est la première fois que j’ai pleuré pour du foot ! admet t-il. En plus, le pénalty obtenu par Monaco était particulièrement litigieux."

On se situe alors à une époque où les équipes beauvaisiennes sont particulièrement en verve : l’ASBO, Le BOUC Volley et le Cercle Olympique Beauvaisien de basket évoluent tous au niveau professionnel.

"J’ai assisté au dernier match du COB au niveau professionnel contre Orléans avant leur chute sportive et financière" se souvient Alexandre. A l’époque, les basketteurs beauvaisiens évoluent dans l’enceinte de l’Elispace que rejoindront plus tard les volleyeurs, victimes eux aussi d’une rétrogradation administrative quelques années plus tard. "Mais l’ambiance était différente là-bas" regrette Alexandre Taillez qui a assisté à plusieurs matches du BOUC à l’époque. 

Coubertin, le petit gymnase authentique du volley avec ses tribunes en bois paraît en effet bien éloigné de la grandiloquence de la salle de spectacles beauvaisienne. "Alors que Coubertin c’était un petit chaudron à la grande époque !"


Si l’ouvrage d’Alexandre Taillez évoque certaines rencontres marquantes du sport beauvaisien et de l’ASBO en particulier, il est aussi marqué par l’atmosphère et l’ambiance du Stade Félix Bollaert avec le Racing Club de Lens en filigrane. Une passion qui se nourrit d’une victoire contre le Racing à Brisson en décembre 2002. "On peut dire que ce match a changé ma vie ! J’étais en tribunes à côté d’un supporter lensois très fair-play qui m’a tout de suite félicité pour cette belle victoire en me serrant la main. Quelque part cette poignée de main m'a transmis la passion pour le Racing, moi qui étais tout jeune ! Cela m’a vraiment donné envie de m’intéresser au club et au peuple lensois." Et de revenir à ses origines.

Alexandre, petit-fils d'un supporter du RC Lens est également le fils d’un journaliste ayant en outre travaillé pour l’émission Auto-Moto sur TF1. Ce père lui a très vite transmis le goût pour le journalisme et l'écriture. "Lorsque mon père travaillait pour Auto-Moto, il m’a permis d’assister à un enregistrement de Téléfoot et de rencontrer Thierry Rolland alors que j’étais tout jeune !" s’amuse t-il.

Présent dans les tribunes lensoises en tant qu'abonné durant de nombreuses années, Alexandre collaborera régulièrement à l'époque au fanzine des Red Tigers, groupe de supporters très présent à Bollaert où il sera membre de 2005 à 2014. Il a également lancé depuis 2011 le site RCL Vidéos Archives qui revient sur les grands moments du club lensois. Avant donc d’écrire ce livre "précis, personnel" sur sa passion du football. Et aussi du basket américain.


Supporter de Lens et de l’ASBO, Alexandre Taillez évoque également dans son livre son amour pour le basket, et notamment pour les Chicago Bulls portés au firmament au début des années 90 par l’icône du basket Outre-Atlantique, Michael Jordan.

A l’occasion d’un voyage de 5 jours en terres chicagoanes en mars 2017, il réalise donc un rêve d’enfant en assistant à deux matches de NBA à l’United Center, l’antre des Bulls.

"J’ai pu assister à deux matches de saison régulière contre les Memphis Grizzlies et le Utah Jazz.C’était une année où l’équipe était allée en play-offs avec Jimmy Butler notamment donc il y avait une très belle équipe !"

De cette visite à Chicago, Alexandre Taillez garde également un souvenir impérissable de sa visite du Musée des Sports. Là-bas, il se souvient notamment des nombreuses reliques qui rappellent la carrière de Michael Jordan, le « Greatest Of All Time ». "En vitrine, il y avait notamment le panier de son dernier shoot victorieux à Utah en 1998. Et j’ai pu également admirer sa statue !"


Deux ans plus tard, le beauvaisien s’envolera à Los Angeles à l’occasion de son voyage de noces où il assistera notamment à une rencontre des Los Angeles Lakers de LeBron James, l’héritier de Jordan. "Au Staples Center (NDLR : la salle omnisports de Los Angeles), les gens vivent pour les Lakers. Cette année en plus, ils avaient construit une équipe pour le titre avec LeBron et Anthony Davis alors il y avait une très grosse ambiance dans les gradins !"

Quelques mois après cette parenthèse californienne, le jeune marié de 29 ans a retrouvé Michael Jordan à l’Accord Hôtel Arena de Paris à l’occasion d’un match entre les Charlotte Hornets et les Milwaukee Bucks fin janvier 2020. "Le premier match de saison régulière à Paris, ça reste un moment mythique pour beaucoup de fans de sport et de basket ! Et j’ai pu apercevoir dans la salle Michel Jordan qui est aujourd’hui propriétaire de l’équipe de Charlotte. Un de mes meilleurs souvenirs de sport… avec le match entre l’ASBO et le Racing bien sûr !"


Le livre d’Alexandre Taillez s’ouvre en effet sur la rencontre entre ses deux clubs de cœur un soir de décembre 2002. Aujourd’hui exilé en Anjou, le beauvaisien n’a pas oublié ses racines.

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