Ambre Radadi "Passer professionnelle, un rêve de petite fille"

 Cyclisme  Véloce Club Beauvaisien Oise   | Publié le par Alex

 A 16 ans, la jeune cycliste beauvaisienne Ambre Radadi a déjà fait ses preuves au CC Formeries et avec la sélection des Hauts de France. Elève de première à Beauvais, elle rêve de devenir cycliste professionnelle dans les prochaines années.

Comment es-tu venue au cyclisme ?

Je fais du cyclisme depuis mes 10 ans. Je suis arrivé au vélo un peu par hasard en allant dans mon grenier avec ma mère. Je suis tombé sur pleins de cartons où se trouvaient des photos de mon père pratiquant le cyclisme et des coupes lui appartenant.

J’ai été ensuite licenciée au VCBO avant d’aller au CC Formerie puis de signer au CC Puteaux pour l’année prochaine.


A quoi ressemble une journée type pour toi ?

Ma journée type, c'est aller à l’école puis faire mon entraînement en rentrant, faire mes devoirs ensuite et essayer de me coucher le plus possible.

En ce moment avec les vacances, je m’entraîne au jour le jour en fonction de la météo. Je profite un maximum de mes proches que je ne vois pas souvent à cause de mon sport, l’école me prenant également beaucoup de temps.


Quel est ton profil de coureuse ?

Je suis polyvalente, une puncheuse qui peut faire la différence dans une bosse mais je suis aussi très rapide au sprint.


Quels sont tes points forts, tes points faibles ? 

Je ne suis pas très à l'aise sur des circuits plats et à courte distance. Je préfère les circuits plus durs sur de plus longues distances.


As-tu des modèles en cyclisme que tu suis régulièrement sur les courses ou les réseaux sociaux ?

Mon modèle c’est principalement Chloé Dygert l’américaine (NDLR : championne du monde de contre-la-montre en 2019). Je suis aussi Pauline Ferrand-Prevot qui est une très belle athlète.


Tu as terminé 4ème des championnats de France de l’Avenir minimes cadettes disputés à Beauvais l’an dernier, peux-tu nous raconter ta course ? 

Ma course s’est déroulée parfaitement même s’il y a eu une mauvaise entente dans notre échappée qui a provoqué le retour de la contre-attaque.

Sur le coup j’étais énormément déçue et c’est sûr que j’aurai aimé monter sur le podium et porter ce maillot qui est tellement beau devant ma famille, mes amis et tous mes proches qui étaient présents, j'étais venue pour la gagne. Mais avec le recul et le débriefing, j’ai tout donné et je n’ai aucun regret.


Tu termines une nouvelle fois 4ème sur les mêmes championnats cette année, que t’a t-il manqué cette fois-ci ?

J’ai eu énormément de malchance. C’était un circuit qui ne me convenait pas mais avec mon père qui est aussi mon entraîneur, nous avions mis tout en œuvre pour s'y adapter.

J’ai été prise dans une grosse chute où j’ai perdu plus de 5 minutes et j'ai du faire un énorme effort pour rentrer dans le peloton. Mon père au bord de la route pensait que j’étais trop loin et que je ne pourrais pas rentrer. 


Mais j’avais tellement la rage, je me disais que ma saison ne pouvait pas se terminer ainsi après autant de travail, j’ai donc tout donné pour rentrer. J’étais énormément surveillée après cet effort produit, je savais que les grosses équipes allaient envoyer des filles en éclaireur. 

Moi, j’étais seule et ce n’était pas à moi de ramener tout le monde. Au sprint, j’ai donné tout ce qu’il me restait pour accrocher cette place.


Etre coureuse cycliste professionnelle dans les prochaines années, c’est un objectif que tu vas te fixer par la suite ?

Passer professionnelle c’est un rêve de petite fille. Mais je n’évoque jamais ce sujet avec mes parents qui ne veulent pas que j’en fasse mon métier.

Maintenant, je suis encore jeune pour le moment, je prends les années comme elles viennent !

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