Dailly : "L'idée, c'est de ne pas se précipiter"

 Football  Association Sportive Beauvais Oise   | Publié le par Bellovaque
Crédit photo : Tribune Beauvaisienn

L'AS Beauvais Oise a frappé deux fois dans ce mercato, avec deux joueurs possédant un passé dans le monde professionnel. Néanmoins, ce début de mercato est plutôt calme dans l'Oise. Une tendance assez généralisée. 

Sébastien Dailly, entraîneur et manager de l'ASBO nous a consacré quelques minutes pour évoquer cette période singulière, mais très importante pour la saison à venir. 


L'ASBO prend son temps en ce début de mercato, avec seulement deux recrues...
Je pense qu'on est un peu comme tout le monde. La situation ne se décante pas parce que beaucoup de clubs ne sont pas passés encore à la DNCG, clubs professionnels compris. Dans beaucoup de clubs pros, il manque encore des entraîneurs. Lorsqu'on prend le championnat de National 1, ce n'est toujours pas acté. On ne sait pas qui descend, si quelqu'un va monter, on entend un peu tout. Comme on est encore sur une année d'Euro, on sait que ça bouge encore moins ces années-là. En ajoutant tous ces paramètres là, ça risque d'être très long pour tout le monde.


Beauvais a enregistré deux signatures (ndlr : Erwin Zelazny et John Popelard), deux joueurs évoluant à des échelons supérieurs, on vous imagine satisfait par le profil de ces deux renforts ?
L'idée est de remplacer les partants en trouvant des profils capables de nous apporter, par leur expérience, leur vécu. On essaie de trouver cette continuité malgré les départs. 


Au rayon des départs justement, ceux de Drissa Traoré, Andrea Marques et Ismaïl Haddou n'étaient pas souhaité. Est-ce que ça contrarie les plans estivaux du club ? 
C'était des garçons sur lesquels nous nous étions positionnés. Certains avaient donné leur accord, d'autres se sont montrés plus respectueux et ont trouvé des challenges leur convenant plus. C'est la vie d'un club de football. On perd parfois des joueurs pour des raisons financières, parce qu'un club met le paquet sur le joueur. Cela fait parti du jeu. D'autres ont envie d'un nouveau départ. On se doit de se tourner vers l'avenir et de préparer la saison prochaine. 


Lors des précédentes saisons, vous disposiez pratiquement d'un effectif au complet à la reprise (ndlr : le 28 juin). Est-ce que c'est aussi l'objectif cette saison ?
Je pense que ce ne sera pas le cas. Dans le recrutement pour tout le monde, au-delà de ce que j'évoquais avant, il y a aussi un paramètre hyper important. On se base généralement lorsqu'on fait un recrutement sur la saison qui vient de s'écouler. Aujourd'hui, pour une grande partie des joueurs, la saison s'est arrêtée en octobre. Ça complexifie encore beaucoup plus les choses.
C'est des paramètres qu'il faut prendre en ligne de compte. Si on prend le cas de John Popelard, il s'est entraîné toute l'année, a joué. Bien évidemment, au-delà de son profil, c'est aussi ça qui nous a intéressé. On recherche aussi des garçons ou on a un peu plus de certitudes. Si on prend le cas d'un attaquant, en 8/9 matchs, on ne peut pas déterminer. 


Cela veut dire qu'il y aura des joueurs à l'essai à la rentrée ? 
Ce n'est pas impossible, j'essaie d'avancer un peu. J'avance tout doucement dans le recrutement. C'est une possibilité d'avoir des joueurs à l'essai. Il nous reste trois semaines. L'idée, ce n'est pas de prendre pour prendre et d'arriver à un groupe construit au 28 juin en se rendant compte qu'il y a des lacunes. C'est de prendre le temps qu'il faut pour trouver les joueurs nous amenant une plus-value. On ne veut pas se précipiter.