Mayenga : "On ne va pas bouder notre plaisir"

 Football  Association Sportive Beauvais Oise   | Publié le par Bellovaque

Meilleur buteur de l'ASBO, Damien Mayenga est revenu pour nous sur cette saison 2019-2020, ponctuée par une montée en National 2. Cette première partie de l'interview revient sur le déroulement de la saison. 

L'ASBO a décroché sa montée dans un contexte particulier. Comment as-tu appris la nouvelle ?
Oui c’est vrai que cette montée arrive à la suite d’un événement assez inédit. Cette montée restera spéciale, mais c’est une montée.... Et il faut l’apprécier. J’ai appris la nouvelle via le groupe whatsapp créé pour pouvoir échanger entre joueurs. On est en contact plutôt régulier et c’est vrai qu’on entendait plusieurs sons de cloche quant aux décisions qui allaient être prises. Donc on suivait ça de près et on se tenait au courant les uns les autres dès qu’un nouvel article sortait. C’était assez long mais au final l’issue nous est favorable donc on ne va pas bouder notre plaisir !

Tu as eu l'occasion d'échanger avec le staff et tes coéquipiers, pour fêter l'annonce ?
Comme je l’ai dit plus haut, on est en contact fréquent avec les coéquipiers donc on s’est congratulés via notre groupe whatsapp. Nous avons reçu un message du staff et des dirigeants pour nous féliciter d’avoir atteint l’objectif. Avec cette crise sanitaire et cette situation exceptionnelle, on doit forcément s’adapter. Ça n’a pas la même saveur que si on avait pu le fêter de suite, mais j’ose espérer qu’une fois le confinement levé, on trouvera un moyen d’organiser quelque chose pour marquer le coup, récompenser tous les efforts fournis par tous durant cette saison...

Revenons sur cette saison qui avait très mal démarré. Comment tu expliques ce retard à l'allumage ?
C’est vrai que le démarrage était poussif. Je pense que c’est un ensemble de facteurs qui peut servir d’explication. A commencer par nous les « rescapés » de la saison passée qui pensions qu’avec l’ossature conservée plus les recrues ça le ferait largement et sans trop d’encombres. On peut aussi penser à des recrues qui ont tardé à prendre leurs marques et à trouver leurs places dans le groupe. Des joueurs qui ne sont peut être pas tout de suite prêts pour le début de saison (je pense à moi sans incriminer personne qu’on soit d’accord). On peut ajouter aussi un facteur chance qui nous fait défaut. Tout cela mis bout à bout donne je pense une bonne explication à ce début de saison raté.

Est-ce qu'il y a eu un match déclic selon toi et si oui lequel ?
Pour moi, il n’y a pas vraiment eu de match déclic, je retiendrais plus des moments clés dans la saison, les victoires contre Valenciennes et Feignies acquises dans la douleur, et la grosse série sur laquelle on était jusqu’à l’arrêt des championnats, qui nous a permis de récupérer la place de leader.

Vous avez effectué un parcours honorable en Coupe de France, avec une élimination face à Chambly, une Ligue 2. Tu retiens quoi de ce match ?
Ce que je retiens de ce match, c’est l’image positive qu’on a donné. Nous avons joué sans complexe face à une équipe professionnelle il ne faut pas l’oublier. Le résultat est ce qu’il est même si je pense qu’on aurait pu les embêter un peu plus... Ceci dit ça aura été un bon moment de communion ou de fête pour deux clubs phares de l’Oise.

Avant la coupure, Beauvais a enchaîné les succès, toujours sur un score large (3-0). L'équipe avait atteint son meilleur niveau ?
D’une manière globale, je ne pense pas que nous étions à notre meilleur niveau. Nombreuses sont les équipes que nous avons affronté, qui ont dit par la suite ne pas avoir été impressionnées par ce qu’on pouvait proposer. Néanmoins, il y a un critère sur lequel on était pas loin du meilleur niveau, c’est l’efficacité. On a gagné beaucoup de matchs 3-0, et beaucoup s’arrêtent au résultat ce qui est normal, mais il aura fallu être efficace pour glaner ces résultats. Concéder très peu d’occasions, et faire mouche sur nos premières occasions pour se mettre en situation favorable. Encore une fois ça peut paraître logique ou normal mais ça ne l’est pas tant que ça en réalité.  On était encore perfectible je pense mais l’équipe avait assimilé certains mécanismes qui nous permettaient d’être efficaces.


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