S. Moussier : "Au niveau du département, c'est une catastrophe"

 Raquettes  Tennis de Table de Beauvais   | Publié le par Bellovaque

La crise sanitaire qui dure a des répercussions fortes sur l'ensemble de la société. Les associations sportives n'échappent pas à la règle, bien au contraire. Nous avons échangé avec Sébastien Moussier, le président du TT Beauvais, sur les conséquences pour son association et d'une façon plus globale pour son sport. 

Comment vous gérez ce nouveau confinement au niveau de l'association, pour garder notamment le contact avec vos licenciés ?

On a un budget stable, on a donc décidé de maintenir le salaire de notre entraîneur sur le mois ou les deux mois d'arrêts. On travaille sur la possibilité d'avoir des aides. On a aucune exigence particulière au niveau des joueurs, on reste un club amateur. On garde le contact via les réseaux sociaux, j'essaie de communiquer toutes les semaines avec l'ensemble du club. J'envoie en général un mail hebdomadaire, avec souvent un ton humoristique ça permet de remonter le moral à tout le monde. On travaille malgré tout avec le bureau de l'association, sur le sponsoring, sur de la communication visuelle etc... on communique donc là-dessus pour montrer à nos licenciés qu'on ne lâche pas, qu'on est toujours là.

La crise sanitaire a eu un impact sur les licenciés ?

Au niveau du tennis de table dans le département, la COVID-19 c'est une catastrophe. Certains clubs ont enregistré jusqu'à 50% de moins de licenciés. C'est surtout au niveau des licenciés "loisirs" que l'impact est le plus fort. Nous, au TT Beauvais, on a la chance d'avoir maintenu notre nombre de licenciés. On était 88 l'an dernier, on est 86 actuellement. On est vraiment chanceux sur ce point, on a réussi à se maintenir à ce niveau-là.


"Certains clubs ont enregistré jusqu'à 50% de moins de licenciés"


De nombreuses associations pointent du doigt le fait d'être les grandes oubliées des aides de l'état. Vous partagez ce sentiment ? Est-ce que la Fédération de tennis de table met en place des choses ? 
La Fédération a mis des choses en place pour les clubs très en difficultés. Il faut être dans une situation vraiment délicate pour obtenir cette aide.
Je partage complètement ce sentiment. Aujourd'hui, on n'a le droit à aucune aide. On se renseigne, on aimerait bien avoir une aide pour ne pas creuser notre trésorerie, ne serait-ce que pour prendre en charge tout ou partie du salaire de notre entraîneur.


Pour rester dans les répercussions de la crise sanitaire, vous avez rencontré des difficultés au niveau du sponsoring ? 
Il faut savoir qu'au niveau des sponsors, on ne travaille pas en année scolaire mais en année civile de janvier à janvier. On a eu la chance l'an dernier d'avoir les sponsors avant le début de la crise. On devait en avoir des nouveaux qui se sont finalement désengagés en raison de la situation. On en a finalement trouvé d'autres pour palier ces défections. Maintenant, je ne suis pas certain qu'en janvier, les sponsors qui nous suivent depuis plusieurs années renouvellent. 

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