Tomas Gago :"Il y a quelque chose de fort à jouer"

 Volleyball  Beauvais Olympique Université Club Volleyball   | Publié le par Alex
Crédit photo : Tribune Beauvaisienne

La nouvelle recrue du BOUC Volley pour cette deuxième partie de saison nous a accordé un entretien dans lequel il revient sur sa carrière, son arrivée au club beauvaisien et ses ambitions avec le BOUC Volley qui jouera son maintien dans les prochaines semaines en Elite.

Pour commencer, comment avez-vous débuté votre carrière dans le volley ?

J’ai commencé à jouer au volley-ball en 2010 à l’âge de 13 ans à Santiago du Chili. Avant ça, je faisais de l’athlétisme et du tennis. J’ai toujours aimé le sport mais honnêtement je n’ai jamais eu l’objectif d’être un joueur professionnel. Ce qui m’a aidé dans le volley, c’est la camaraderie. J’ai commencé au collège et les autres membres de l’équipe étaient de bons amis. Nous avons voyagé souvent ensemble et vécu de nouvelles choses ensemble.


En 2012, j’ai décidé de rejoindre l’équipe nationale du Chili (chez les jeunes NDLR). Nous n’avions pas beaucoup de compétitions mais nous préparions la Coupe Sud-Américaine Jeunes en 2013. En 2013, c’est aussi la première fois que j’ai participé à des matchs avec l’équipe Nationale Seniors. Je n’ai pas joué beaucoup mais j’ai expérimenté ce qu’était le volley-ball International chez les Seniors. Ca m’a vraiment beaucoup motivé. Tout au long de ses années 2013-2014, nous avions l’objectif de nous qualifier pour les Championnats du Monde Juniors en 2015, ce que nous avons fait.


Ensuite en 2016 et 2017, je me suis intégré pleinement à l’équipe National Seniors tout en démarrant mes études d’ingénieur à Santiago du Chili. En 2018, pour finir mes études,  je suis parti aux Etats-Unis jouer à Purdue en NCAA où il y a un gros niveau universitaire (il évoluera pendant 3 ans à la Purdue University Fort Wayne NDLR)


Comment se sont faits les contacts entre le BOUC Volley et vous ?

J’ai participé à un tournoi (NDLR : la Coupe Panaméricaine où le Chili a terminé à la 4ème place) avec mon Equipe Nationale du Chili qui ne me permettait pas de jouer en club une saison complète. A la base, j’avais deux options : soit aller en Argentine, soit venir en France. Les contacts se sont fait avec Kevin (Iurisevich) qui est un ami de mon agent. Il m’a parlé de cette possibilité de venir ici pour une courte période.


Qu’est-ce qui vous a convaincu de venir à Beauvais ?

Economiquement, l’option d’aller en Argentine était vraiment une mauvaise option. Dans cette optique, je me sentais mieux de rester au Chili plutôt que d’aller là-bas. Mais je n’étais pas complètement sûr de ce que j’allais faire étant donné qu’il n’y avait qu’une demi-saison à disputer. Et en France, même si je n’y avais jamais pensé venir ici à la base, je me disais que c’était un challenge pour moi d’apprendre la langue et aussi d’autres choses. Personnellement, je pense que la France est un excellent championnat de volley-ball. L’équipe de France joue l’un des meilleurs volleys au niveau international et je pensais que c’était une bonne opportunité pour moi de venir, de me montrer et de grandir dans le volley-ball français.


La situation sportive compliquée du club ne vous a pas refroidi ?

Non, c’était plutôt l’inverse. Je pense que c’est un réel challenge pour moi. Il y a quelque chose de fort à jouer et à ramener. C’est une grande opportunité pour moi de montrer ce que je peux apporter à l’équipe.


Quelles sont vos ambitions personnelles et collectives pour cette deuxième partie de saison ?

Personnellement, je veux me perfectionner dans mes habitudes et me concentrer sur mon métier de joueur de volley professionnel. Concernant l’équipe, j’ai envie d’aider l’équipe à faire de son mieux et qu’on puisse maintenir en Elite. J’espère transmettre les connaissances que j’ai acquises dans ma carrière pour mes coéquipiers et l’équipe en général pour laisser quelque chose dans le futur ici.


Il y a la barrière de la langue, vous allez prendre des cours de français ?

En décembre, je savais déjà que je viendrais ici donc j’ai eu du temps pour me préparer. J’ai pris quelques cours via des applications et j’ai lu un peu de français sur Internet. Au début, je trouvais que c’était facile en lisant car il y avait plusieurs similarités avec l’espagnol. Par contre, le parler c’est plus compliqué (rires). J’ai commencé du coup des cours de français avec une prof française à Beauvais.


Pour finir, il y a des chances de vous revoir sous le maillot beauvaisien la saison prochaine ?

Pour moi, quand je penses à mon année, j'ai déjà eu beaucoup d'objectifs au Chili. Je laisse cette partie à mon agent qui va considérer les meilleures options possibles pour moi. Mais aujourd'hui je suis ici, je suis en train de connaître les gens et j'ai vraiment été très bien accueilli, j'ai aussi cette option de rester la saison prochaine à Beauvais.



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