Victor Debil-Caux, une vie au four et au moulin

 Athlétisme  Beauvais Triathlon   | Publié le par Alex

Spécialiste du triathlon distance « Ironman » (3,8 km de natation, 180,2 km de vélo et marathon enchaînés), Victor Debil-Caux est aujourd’hui le gérant d’une boulangerie labellisée bio à Beauvais. Tout récemment élu Beauvaisien de l’année par nos confrères de l’Observateur de Beauvais, il est revenu avec nous sur sa vie professionnelle et sportive très fournie.

Pouvez-vous vous présenter rapidement pour nos lecteurs ?

Je m’appelle Victor-Debil Caux, j’ai 37 ans et je suis né à Abbeville. Je suis ingénieur de formation et aujourd’hui j’entame ma reconversion en tant que boulanger après avoir ouvert l’an dernier une boulangerie bio à Beauvais. Côté sportif, j’ai débuté par le VTT et le vélo de route dans le club de Rivery, puis celui de Moreuil, et enfin Villeneuve Saint-Germain dans l’Aisne avant de basculer vers le triathlon à 26 ans et de rejoindre le club du Beauvais Triathlon en 2010.


Vous gérez la boulangerie Main et Levain et le Rhino Rayé ( des chambres d’hôtes situées en centre-ville de Beauvais) en plus de votre activité de triathlète, on peut dire que vous êtes hyperactif !

Oui, cela a encore été plus le cas par le passé. A l’époque, je commençais mon entrainement vers 5 heures du matin, je le reprenais parfois lors de ma pause du midi et également le soir après le travail. Je devais composer chaque semaine ma vie sportive avec mes 45 heures de travail hebdomadaire. Mais à l’heure actuelle, ayant été blessé ces derniers mois, je fais beaucoup moins de sport. Par ailleurs, c’est surtout ma compagne qui s’occupe de gérer notre chambre d’hôtes (NDLR : Dorothée Jouret, ancienne championne de Picardie d’escalade). La boulangerie occupe aujourd’hui le plus clair de mes journées.


Dans le passé, vous avez été chef d’entreprise d’une société de génie climatique après avoir été diplomé de l’ICAM (NDLR : une école d’ingénieurs lilloise), n’avez vous pas l’impression d’avoir déjà vécu plusieurs vies ?

(Rires) C’est une phrase qui revient souvent, beaucoup de gens m’en parlent. Je suis quelqu’un qui apprécie énormément le changement. C’est naturel pour moi de partir à la recherche d’expériences nouvelles et d’être en apprentissage permanent. On peut faire un parallèle avec le triathlon, un sport où il faut sans cesse « switcher » entre plusieurs disciplines. Mes parcours professionnels et sportifs se ressemblent énormément.


Vous avez participé à l’Ironman d’Hawaii en 2012, pouvez-vous nous en dire plus sur cette expérience unique ?

Pour les triathlètes et les connaisseurs, c’est la Mecque du Triathlon au niveau mondial. Mais à vrai dire ce n’est pas du tout une course qui me convient. La partie natation s’effectue sans combinaison alors que je suis mauvais nageur, le parcours en vélo est plat alors que je suis un grimpeur et le marathon s’effectue sous de fortes chaleurs alors que je préfère le froid ! (rires

Les parcours montagneux de l’Embrunman (6ème en 2014) ou du demi-Ironman du Mont Blanc me correspondent beaucoup mieux par exemple. Ceci étant, c’est tout de même une expérience à vivre pour tout triathlète car là-bas, les gens vivent jour et nuit pour le triathlon pendant deux semaines !


Cette participation à l’Ironman d’Hawaii occupe tout de même une place particulière dans votre carrière ?

Oui car elle a clairement été une passerelle entre ma carrière amateur et ma carrière professionnelle ! Le passage à l’échelon supérieur correspondait à une certaine logique étant donné mon niveau et mes résultats sur les triathlons en amateur. Suite à ma participation à Hawaii (55ème du classement en 9h18), j’ai donc basculé vers le statut pro. J’ai alors participé à mon premier triathlon professionnel en Afrique du Sud en janvier 2013 avec mon coéquipier de l’époque Cyril Viennot. J’ai vécu mes plus belles années entre 2015 et 2017 et par la suite j’ai quitté le circuit professionnel après le triathlon de Deauville en juin 2018.


Aujourd’hui, vous définissez-vous comme un beauvaisien d’adoption ?

Je suis né à Abbeville, j’ai vécu ensuite à Amiens et étudié par la suite à Lille. J’ai beaucoup bougé et seule la ville de Beauvais m’a permis de me poser depuis maintenant 15 ans. A travers mes entraînements, j’ai appris à connaître la ville et ses environs, notamment le Plan d’Eau du Canada qui est un endroit parfait pour la pratique de la course à pied. On peut dire que Beauvais m’a adopté autant que je l’ai adoptée !

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Victor Debil-Caux élu Beauvaisien de l'année !